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Qu'est-ce que la retraite de base et la retraite complémentaire ?

qu-est-ce-que-la-retraite-de-base-et-la-retraite-complementaire Le système de retraite est composé par trois niveaux : la retraite de base, la retraite complémentaire et les dispositifs de retraite supplémentaire. Les deux premiers sont obligatoires et le dernier est facultatif. La distinction entre retraite de base et retraite complémentaire génère souvent des doutes. Voyons quelles sont les différences ? 
 
 

Retraite de base et retraite complémentaire : les différences

 
La retraite de base a été créée en 1945 pour assurer une retraite de base universelle et accessible à tous les travailleurs. Quant aux retraites complémentaires, elles sont apparues plus tard, pour élaborer une retraite plus importante à tous ceux qui en avaient envie ou en avaient besoin. Ces retraites sont devenues obligatoires pour les salariés du régime général en 1972.
 
La retraite de base et la retraite complémentaire sont différentes dans leur fonctionnement (calcul de la retraite) et dans leur gestion (caisses de retraites différentes). Il existe 42 régimes de retraite spécifiques et adaptés à chaque profession. Dans la plupart des régimes, la retraite de base et la retraite complémentaire sont gérées par des caisses différentes.
 
Les caisses en charge de la retraite de base sont souvent de type généraliste, c’est-à-dire qu’elles gèrent la retraite de base de plusieurs régimes. Chaque régime de retraite couvre une population spécifique définie par sa catégorie socio-professionnelle.
 
Par exemple, les salariés de l’agriculture, appartiennent à la Mutualité sociale agricole (MSA), comme régime de base, et à la Retraite complémentaire des salariés (ARRCO) comme régime complémentaire.
 
Il y a aussi des travailleurs qui appartiennent aux régimes spéciaux. En général, ce type de régimes gèrent à la fois la retraite de base et la complémentaire.


Le calcul des pensions

 
Le calcul des pensions de retraite diffère entre la retraite de base et la complémentaire. Les deux prennent en compte les paramètres suivants :
 
  • L’âge de la retraite,
  • La durée d’assurance
  • Le taux de pension.
 
Cependant la plupart des régimes de base intègrent dans le calcul le nombre de trimestres acquis par l’assuré comme élément de base. 
 
Ainsi, les régimes de base prennent en compte la rémunération sur laquelle les salariés ont cotisé et leurs annuités. Les régimes complémentaires convertissent généralement les cotisations vieillesse en points, puis calculent le montant de la retraite en fonction du nombre de points accumulés.
 
En somme, pour obtenir le calcul de la retraite de base, il faut multiplier le RPM (revenu professionnel moyen) par le Taux et la Durée d’assurance et diviser le résultat par la durée d’assurance requise (durée de référence pour obtenir une carrière complète dans le régime).
 
Pour sa part, le calcul de la retraite complémentaire sera le résultat de la multiplication entre la Valeur du point, le nombre de point et le taux de pension.


Les nouveaux taux de cotisations

 
Le nouveau taux de CSG (contribution sociale généralisée) à 6,6%, qui était censé ramener du pouvoir d’achat aux retraités, fait débat.
 
Le nouveau taux de CSG, ou taux médian, s’additionne à trois autres taux de CSG : 0% (taux nul), 3,8% (taux réduit) et 8,3% (taux plein).
 
Il concerne les retraités de la France métropolitaine ayant un revenu fiscal de référence inférieur à 22 580 € (pour une personne seule) ou à 34 636 € (pour un couple), et qui ont subi au début de l’année 2018 le passage de la CSG à taux plein, c’est à dire à 8,3%.
 
L’application de ce nouveau taux à 6,6% permettra une légère augmentation des pensions de retraite de base, des retraites complémentaires AGIRC-ARRCO ainsi que d’éventuelles majorations pour enfants ou pensions de réversion.